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  • Du 08 juin 2022 au 08 juin 2023
    Campus Lombarderie
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En lien avec la journée mondiale de l'océan du 8 juin 2022, les travaux de l'équipe RSBE² concernant la télédétection satellite des microalgues toxiques ont été largement diffusés dans la presse nationale et régionale.

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Image du satellite Copernicus/Sentinel-2 de l'Agence Spatiale Européenne, montrant les eaux colorées résultant d'une accumulation de microalgues au large de l'estuaire de la Loire, le 31 Mai 2022.

Le terme phytoplancton désigne les algues microscopiques unicellulaires (microalgues) qui se développent en mer et dérivent au grès des courants.

Le phytoplancton produit la moitié de l’oxygène que nous respirons et fixe le CO2 via le processus de photosynthèse. C’est également le premier producteur primaire du milieu marin, ce qui le positionne à la base de la chaîne alimentaire des océans.

À ce jour, plus de 5000 espèces ont été identifiées à l'échelle mondiale, dont certaines (environ 200 espèces) sont susceptibles d’être nuisibles ou toxiques lors de phénomènes appelés « efflorescences » (ou blooms).


Lorsque les conditions sont favorables, et bien souvent en raison de l'eutrophisation des zones côtières, le phytoplancton prolifère de manière très importante, provoquant ainsi des eaux colorées (rouges, vertes, marrons, ou noires), des accumulations de mousse en mer et sur le littoral, ou encore la production de toxines qui s’accumulent dans la chaîne alimentaire et deviennent dangereuses pour la faune marine, et parfois également pour les hommes.

Ces efflorescences peuvent provoquer des dysfonctionnements des écosystèmes marins, en altèrent la qualité et présentent un risque pour la santé humaine.

Autant de raisons qui nécessitent une surveillance attentive du phytoplancton.

Dans le cadre d'un projet de recherche financé par le CNES, l'équipe RSBE2 a développé des méthodes d'observation des blooms potentiellement toxiques par télédétection satellite à haute résolution spatiale. Les observations satellites sont notamment utilisées en synergie avec la surveillance réalisée en mer par IFREMER.

Récemment, ces travaux ont permis de caractériser l'étendue spatiale d'un bloom d'un dinoflagellé toxique, Lingulodinium polyedra, se produisant depuis fin Mai dans les Pays de la Loire.
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Nappe d'eau colorée observée en mer au large de l'île Dumet le 30 Mai 2022, lors d'une campagne d'échantillonnage en mer.

Pour en savoir plus sur le bloom en cours de Lingulodinium polyedra, une note d'information détaillée est disponible ici.

Outre leur utilité scientifique, les images satellite permettent également d'interpeller le grand public, comme en témoignent les illustrations de nombreux articles parus dernièrement dans la presse régionale et nationale, ainsi qu'au journal télévisé de France 3